Les Gribouillis de Cenwen

Jeux vidéo et créations roleplay

14-08-09

Chapitre 27 : Délivrance

chapitre_27_d_livrance

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Journal Mnémosphère de Haven-jane CF01 

Fragment 11


Nous sommes réunies toutes les trois.
Mastery-Jane CF02, Gatling-Jane CF01 et moi.
Nous avons envoyé “les Garçons” en mission à l’extérieur.

Nous sommes dans une des salles de repos de la base.
Nous avons déménagé tout ce qui se trouvait à l’intérieur.
Vu ce que nous nous apprêtons à faire, ça vaut mieux.

Nous sommes déterminées.
Rien, ni personne, ne nous arrêtera.

J’inspire profondément.
Je fais le vide en moi.
Je me concentre.
Je sens la puissance de l’Energie de l’Outre Monde se ruer en moi.
Je la canalise.
Je la dirige à l’extérieur de mon corps.
Elle descend le long de mes bras.
Elle s’enroule autour de mes mains.

Je sens un timide contact se faire dans ma conscience.

Je l’ai trouvée.
Pour la seconde fois.
Mes mains se transforment en serres d’ombre.
Je les projette de toute ma force.
Et rien…
Le contact est tellement faible.

Je recommence.
Soudain, je sens la force mentale de Mastery-Jane CF02 exploser dans mon cerveau.
J’ai l’impression d’être traversée par une lame chauffée à blanc.
Ce contact avec ses pensées est insupportable.
Elle a enfoncé toutes mes protections, toutes mes défenses mentales.
Elle a une puissance insoupçonnée.
Elle joue avec les dimensions spatio-temporelles comme les enfants jouent à la balle.
Et elle est encore loin d’avoir réalisé tout son potentiel.


Mon esprit recule devant cette intrusion.
Je me débats.
Je veux rompre ce contact.
Toutes les cellules de mon corps protestent.
Un choc.
Je redeviens moi.
Je saigne du nez.
Mastery-Jane CF02 est plié en deux, fauchée par la douleur.
Notre contact nous ébranlé toutes les deux.
Mais, je sais qu’au moment de cette union de nos deux esprits, elle a senti le contact fragile que j’ai avec Titanium-Jane CF01.

Nous nous regardons.
Nous allons recommencer.
Passer au dessus de la souffrance.

Je me concentre à nouveau.
Et çà recommence.
Cette irruption insupportable dans ma conscience.
Je me cabre.
Je ne veux pas supporter ça.

Et puis, soudain, dans cet afflux d’Energie, je sens un autre esprit.
Un esprit doux, bienveillant et serein.
C’est comme une main légère et fraîche qui se pose sur mon front.
Gatling-Jane CF01, aussi douce et ferme dans ce monde mental, qu’elle l’est dans le monde réel.
Je la sens saisir les deux flots d’Energie qui luttent en moi.
Elle les sépare.
Elle les démêlent.


Il n’y a pas de mots pour décrire ce qu’elle fait.
Mais elle harmonise nos courants à toutes les trois.
Elle les apaise.
Elle les entrelace.
Elle les tresse.

La douleur insupportable a cessé.
Nos esprits sont unis.
Notre puissance est incroyable.

J’étends à nouveau mes mains.
Le lien si fragile est toujours là.

Je m’en saisis.
J’affermis ma prise.

Et de toute la puissance de nos volontés entrelacées, je la ramène.

Titanium-Jane CF01.

A suivre...

©Cenwen 2009

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Fin du Livre I (livre II à venir courant 2010)

06-07-09

Chapitre 26 : Révélations, partie 4/4

Chapitre_26_R_v_lations_4sur4




Journal Mnémosphère de Haven


Fragment 10


Les révélations de Mike et le guêpier dans lequel j’ai failli nous faire tomber par mon inconséquence, son horrible café imbuvable finissent de m’achever.
Je me précipite dans les toilettes pour vomir.
Je ne suis pas fière de moi.

Mike me tend un paquet de chewing-gum.
Il me conseille d’un mâcher quelques uns le temps qu’il me ramène à la base de la Clone Factory Inc.
Il a la gentillesse de ne pas y aller d’un sermon.
Je lui en suis reconnaissante.


J’ai passé un appel pour prévenir de mon retour et de la présence de Mike Hammer à mes côtés .Je veux qu’il fasse un rapport complet à mes frères et à mes sœurs.

J’espérais bien tomber sur Gatling-Jane CF01.
Manque de chance, c’est Mastery-Jane CF02 qui nous accueille.

Un coup d’œil pour évaluer la situation.
Pas la peine de lui faire un dessin.
J’ai le droit à un regard noir et rageur.
Je ne me sens pas très bien. Encore.
Et surtout, je sens que je ne vais pas échapper à de sévères remontrances quand nous serons en privé.

Pour l’instant, c’est le cadet de mes soucis.
Je veux juste prendre une douche, me changer et avoir moins mal à la tête.

Elle confie Mike à Gatling-Jane CF01.
Et elle m’accompagne à ma chambre.

- Bon sang, qu’est ce qui t’a pris ? Tu es un Clone. Tu as des responsabilités. Une image à défendre. Encore heureux que tu sois en civil. Mais qu’est ce que tu as dans le crâne ?
- Crie pas, j’ai mal à la tête…
- Bien fait, quand on ne sait pas boire, on ne boit pas.

Elle me tend un tube d’Advil et part en claquant sauvagement la porte.
Bien fait pour moi…

Je prends une longue douche, brûlante, à la limite du supportable.
Je suis sous le jet.
Les yeux fermés.
Je suis épuisée
Je pleurs.
Je pense à Jim.
Il me manque trop.

Je pense à Titanium-Jane CF01.

Une plage de sable fin.
Des cocotiers.
Un ciel bleu azur.

Flash.

Une plage de sable fin.
Des cocotiers.
Un ciel bleu azur.

Flash.

Des murs sombres et humides.
Une mince silhouette qui se bat.
Avec l’énergie du désespoir.
Avec bravoure.
Ils sont tellement nombreux autour d ‘elle.
Elle est si mince, si fragile.
Si forte, pourtant.
Elle se rie d’eux.
Elle les provoque.
Elle se moque.
Elle les défie.

Loin, très loin.

Flash.

Les deux images se superposent.
Se mélangent.
Se superposent.
Se mélangent.

J’ai l’impression que quelque chose ou quelqu’un frappe à la porte de ma conscience.

Je sors de la douche.
Je suis comme déconnectée de mon corps.
Dans une demi-transe induite par l’alcool, la fatigue, la chaleur et la peine.

C’est une telle évidence.

Je me concentre.
Je laisse L’Energie Noire qui m’habite prendre complètement possession de moi.
Je me concentre sur son nom.
Je le récite comme une prière, comme un mantra.

Titanium-Jane
Tita –Jane comme l’appelle affectueusement Gatling-Jane CF01

Mes bras se tendent le long de mon corps.
Je sens l’air vibrer autour de moi.
Mes doigts s’écartent.
Je sens les Ténèbres s’enrouler autour de mes mains.
Je me concentre.

C’est comme un choc électrique.
J’ai l’impression d’être traversée par une décharge.
Je sens son esprit quelque part.
Le lien est si faible.
Mais il est là.

Mes mains se transforment en serres.
Elles se referment sur cette bribe de pensée.
Je l’attire à moi de toutes mes forces.

Un éclair.
Puis le Néant.

Je reviens moi.
Mastery-Jane CF 02 et Gatling-Jane CF01 sont près de moi.

- Tu essayes de démolir la base ou quoi ?

Incompréhension.

- Du calme Mastery, s’il te plait.

Gatling-Jane CF01.

Je bredouille

- Titanium-Jane ! je sais comment la ramener.


A suivre...

©Cenwen 2009

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08-06-09

Chapitre 24 : Révélations, partie 2/4

Chapitre_24_R_v_lations_2sur4






Journal Mnémosphère de Haven-Jane CF01

Fragment 10



Il ne me laisse pas le choix.
Il m'entraine à sa suite dans la nuit.
Nous laissons nos assaillants se débrouiller avec mes pièges.

Je ne me sens vraiment pas dans mon état normal.
Je n’aurai pas dû boire ces fichues vodka.
Sur le coup, ça m’avait semblé sympa de me détendre.
Là, c’est …
Bref…

- Buvez ça !

Il me tend une tasse de café dont l’odeur me lève l’estomac.

- Buvez ! j’ai besoin que vous ayez les idées claires.

Je ne sais pas où nous sommes.
Pas dans son bureau.

- Grâce à vous j’ai du déménager.
- ….
- Vous ne m’avez pas dit que vous étiez …un clone.
- Vous savez, ce n’est pas une grossièreté. Qu’est ce que ça change ?
- Beaucoup de choses.
- Ce n’est pas une réponse.
- Vous cherchiez à faire quoi, ce soir au Pocket D ?
- A trouver une piste.
- On ne peut pas dire que vous ayez été discrète.
- Vous n’aviez qu’à me donner des nouvelles. C’est vous l’enquêteur.
- Justement, ça demande de la discrétion. Maintenant, je suis grillé.
- Vous voulez arrêter ?
- Non, juste me faire oublier quelques temps.
- Vous me laissez tomber, en clair.
- Officiellement?...oui. Officieusement?... non. J’ai une piste pour vous. Enfin, une piste, c’est beaucoup dire. C’est une rumeur. J’essayais de la vérifier quand vous avez tout fichu par terre.

Il me tend une nouvelle tasse de son horrible café. Je crois que s ‘il continue comme ça, je vais vomir.

- Alors ? cette rumeur ?
- La chasse aux Clones est ouverte.

A suivre...

©Cenwen 2009

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25-05-09

Chapitre 23 : Révélations, partie 1/4

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Journal Mnémoshère de Haven-Jane CF01 

Fragment 10

Depuis que je lai engagé, Mike Hammer, « mon » détective ne m’a toujours pas donné un seul signe de vie.

Titanium-Jim CF01 lui non plus, ne m’a pas encore donné de nouvelles.

Je me noie dans le travail pour oublier son absence insupportable.

Je suis tellement obsédée par la disparition de mes frères et de mes sœurs, que je me suis plongée à corps perdu dans leurs rapports de mission, les comptes-rendus d’explorations, les fiches de contacts, leurs notes, tout ce que j’ai pu trouver.

La seule piste que j’ai concerne Titanium-Jane CF01.
Elle débute et elle s’arrête au Pocket D.

Pourquoi pas ?
Cette idée me trotte dans la tête.
Après tout, qu’est ce qui m’en empêche ?
Plus je la retourne tous les sens, et plus elle me semble séduisante, cette idée.

J’ai échangé mon uniforme contre une tenue civile.
Une jupe courte, noire, fendue sur les côtés
Un bustier en cuir bleu.
Des cuissardes à talons vertigineux, de la même couleur.
Un long manteau noir, lui aussi, qui balaye le sol autour de moi.
J’ai un pincement au cœur.
Ces vêtements je les ai achetés pour faire une surprise à Jimmy.
Je n’ai pas eu le temps de lui montrer.
Il plaisantait toujours sur mes achats, trouvant que mes tenues civiles me transformaient en souris grise.
J’avais voulu l’épater en allant chez le tailleur me faire faire quelque chose sur mesure et personnalisé.
C’est plutôt réussi.

Je ne reconnais pas la jeune femme en face moi dans la glace.
Le cristal de Jim au bout de la fine chaîne en or, brille sur sa peau bronzée.
Elle a des yeux bleus violets, immenses
Elle fait très jeune, 25 ans maximum.
Elle a l’air tellement innocent et fragile.
Contrastant avec sa peau dorée et son air enfantin, des cheveux, mi longs, blancs, comme la neige.

Je m ‘esquive discrètement de la base de la Clone Factory Inc.
Je n’ai pas envie qu’un de mes frères, ou une de mes sœurs, se mette en tête de m’accompagner.


Le Pocket D.
La Plus Grande Boîte de Nuit jamais construite au monde.
C’est un véritable complexe entièrement dédié au Plaisir.
Une multitude de discothèques, de bars, de salons et d’alcôves privées, de boutiques en tout genre.
Il y a même une piscine de taille olympique.

C’est comme un immense paquebot au milieu de la nuit.
Il a été crée par DJ Zéro.
Peu de règles en cet endroit, mais une, incontournable : on laisse ses armes au vestiaire quand on y vient.

Toutes les franges de la population de Parangon City et des Iles Insoumises s’y côtoient.
Des Super Héros, des anonymes, des soldats des troupes d’Arachnos, des étudiants, des Super Vilains, dont la tête est mise à prix, des prostituées, des gigolos, des dealers, toute une faune hétéroclite avide de détente et de distraction.

C’est une zone neutre, avec sa propre police sur armée et sur entraînée.
Sans compter tous les brouilleurs psychiques qui paralysent la majorité des super pouvoirs des uns et des autres.
Les problèmes sérieux sont rares au Pocket D.
Les ennuis sont « discrètement » évacués.

Je me suis installée au comptoir d’un des nombreux bars.
Il est à peu près vide.
Mais c’est vrai qu’il est encore tôt.

Je ne savais pas trop quoi boire.
Le serveur m’a servi une vodka.
Il a essayé d’engager la conversation.
Je lui ai fait comprendre que je n’étais pas là pour ça .
Je veux juste qu’on me laisse en paix.

Je bois une première gorgée de mon verre et je manque de m’étouffer.
Ca pique.
Ca brûle.
C’est fort.
Je tousse comme une folle sous le regard amusé du barman.

- Première fois ?
- Oui…
- C’est un peu rude pour commencer.

Je suis un peu plus circonspecte pour la seconde gorgée.
Elle passe mieux.
Tout d’un coup j’ai très chaud au niveau des pommettes.
Et je me sens moins tendue.
Plus sûre de moi.
Je réclame une seconde vodka, puis une troisième.
J’ai l’impression de flotter tranquillement, un peu détachée de ce qui m’entoure.
C’est loin d’être désagréable.
Je me sens euphorique.

Le barman pousse un coktail devant moi.
Une boisson pleine de couleurs, une brochette de fruits frais et un petit parasol.
C’est rigolo à voir.
Mais je n’ai rien demandé.

- De la part du Monsieur, à la table au fond.
- Merci, mais il peut le boire tout seul.

J’ai l’impression de parler d’un peu loin
D’être dans le brouillard.

- Je crois que j’ai déjà trop bu…
- Pas tant que çà, mais si vous n’avez pas l’habitude…

Ben, non, je n’ai pas l’habitude.
Jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours bu des diabolos cassis.
Je crois que je n’aime pas la vodka.
Ca me donne mal au coeur.
J’en suis là de mes intenses cogitations, quand une main énorme et lourde s’abat sur mon épaule.
Je manque de tomber de mon tabouret.

Je vacille un tantinet en me retournant.
Je suis nez à nez avec une montagne de muscles gominée et empestant l’après-rasage bon marché.
Genre Néanderthal, avec le QI équivalent à celui d'un primate.

Autour de moi, c'et un peu flou.

- J’vous ai offert un verre.
- Je ne vous ai rien demandé
- Vous pourriez au moins être polie.
- Et vous, être moins près.
- Fais pas ta mijaurée.


Néanderthal commet alors l’Erreur.
Celle à ne pas faire.
Une de ses mains descend sur mes hanches et il essaye de m’enlacer.
Il n’aurait pas dû…
Je ne supporte pas qu'on me touche.
Il me pousse contre le bar.
Je passe à l’attaque.

Je lui porte un violent coup de pied à l’entrejambe.
Il se plie en deux.
Il hurle.
Je lui attrape une main et je replie son index, en arrière.
Je sais que cette extension violente en arrière, pince le nerf.
C' est insupportable.
De sa main libre, Néanderthal, me saisit les cheveux.
Ma vision se brouille, mais je resserre ma prise sur son doigt.

- Lâche moi espèce de salope !

Rien que pour çà, il mérite la raclée que je vais lui flanquer.
Je le tire à la remorque derrière moi.
Je lui fais traverser la moitié d’une piste de danse sous le regard franchement amusé des danseurs.

Je ne vais pas plus loin.
- Lâchez-le , bon sang ! vous êtes dingue !
- Mèlez vous de ce qui vous regarde.
- Justement.

Je relève un peu la tête.

- Hammer ?, qu’est ce que vous faites là ?
- Mon boulot. Il faut sortir au plus vite.

Néanderthal gémit toujours à mes pieds.
Mike m’oblige à lâcher ma prise.
Il m’entraine à grand pas vers une des nombreuses sorties de la discothèque.

Ils nous interceptent dehors, alors que nous venons de franchir la sortie.
J’entends « mon » détective jurer.

Ils sont six.
Grands, musclés, intégralement vêtus de noir, cagoulés.
On dirait des policiers du S.W.A.T.
Mais je ne reconnais pas l’insigne des forces de police.
Mais je ne reconnais aucune des armes dont ils sont équipés.

Hammer me pousse violemment sur le côté.
Je heurte un mur.
J’échappe à une décharge de tazzer.
Et à un jet de fléchettes paralysantes.

Je ne sais pas à qui nous avons à faire, mais ils ne plaisantent pas.
Je me relève très lentement.
Je viens de repérer une minuscule tâche dansante au niveau du cœur de Mike.
Une visée laser.
Je ne veux pas prendre de risque.
Je me déplace doucement et me met dans la ligne de mire.
Je ne me sens pas très bien.
Le décor a tendance à tanguer autour de moi.
J’étouffe un haut le cœur et je me plie un peu en deux.

C’est suffisant.
Suffisant pour que je me concentre.
Je sens l’Energie de l’Outre Monde palpiter et enfler dans mes veines.
Je projette mes deux mains vers l’avant.
Je déchaine sur eux un torrent de ténèbres qui les projette en tout sens.

Mais çà ne me suffit pas.
Du Néant, je fais jaillir un de mes pouvoirs préférés.
Des tentacules plus noirs que la nuit.
Ils piègent mes proies, les encerclent, les engluent, les étouffent.
Ils drainent leur énergie et leur force vitale peu à peu.

Mike m’entraine alors que je m’apprête à récidiver.

- On n’a pas le temps pour çà.


A suivre ...

©Cenwen 2009

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11-05-09

Chapitre 22 : Vertiges

chapitre_22_Vertiges

Un petit mot pour commencer :)

Le Journal d'Haven-Jane CF01 est une partie de l'hisoire de la Clone Factory Inc. La partie vue par ma "clonette". En parallèle, se déroulent d'autres événements que je vous invite à retrouver sur le blog de Catioucha, alias Titanium-Jane CF01. Désormais, en fin de chapitre, vous trouverez un extrait de ses récits avec une invitation à cliquer sur le lien pour lire la suite! et pour découvrir l'univers de son auteur, son Amazone de Jeux.

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire nos aventures que nous en avons eu à les écrire:)

***

Journal Mnémosphère de Haven-Jane CF01


Fragment 9

Je me sens si vide.
Je me sens si lasse.
Mes questions, mes obsessions me donnent le vertige.
Mes cauchemars hantent et dévastent mes nuits.
La rage et la peur brûlent mes veines à chaque instant.
Lui seul avait le pouvoir de les apaiser.
Lui seul avait le pouvoir de m’apaiser.
Mais il est parti.

J’ai transféré mes affaires de ma chambre dévastée à la sienne.
Ca va vite.
Je n’ai que quelques vêtements et quelques affaires de toilette.
La totalité de mes possessions tient sur 5 cintres et une demi-étagère.
Je suis aussi impersonnelle que la chambre que j’habite depuis mon arrivée à la base de la Clone Factory Inc.
Je pourrai disparaître du jour au lendemain sans laisser aucune trace.
Comme mes autres frères.
Comme mes autres sœurs.
Qui s’inquièterait ?
Pourquoi ?
Qui suis- je ?
Que suis-je ?

Que leur est-il arrivé ?
Gatling-Joe CF01.
Disparu.
Reaper-Joe CF01.
Disparu.
Mastery-jane CF03.
Disparue.
Titanium-Jane CF01.
Disparue.

A Suivre ...

Pendant ce temps :

Loin des yeux

Une plage, les palmiers, le soleil. Que demande le peuple ! Mais quand-même, qu’est-ce qu’il fait chaud dans cette taule ! Je transpire et une goutte de sueur vient s’écraser juste à côté de la carte postale, pile sur le dos de ma main.

Un soupir. Je reprend, avec application. J’ai mal au crâne, comme j’ai mal…

« Salut les gonzesses ! »

Ça commence comme ça. Ça me ressemble. Tellement. A quoi d’autre pourraient-ils s’attendre, venant de moi ?

« Salut les gonzesses ! Ca swingue de votre côté ? Parce que moi c’est l’éclate, totale ! »

Je laisse s’échapper un sourire nerveux. L’éclate. Totale. Mot pour mot. Mon sourire se change en petit rire un peu con. Stay focus baby, stay focus… ( un clic sur le lien pour lire la suite...)

©Cenwen 2009

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20-04-09

Chapitre 20 : Cauchemar

chapitre_20_Cauchemar

A suivre ...

Journal mnémosphère de Haven-Jane CF01

Fragment 7


- Haven ! Haven ! HAVEN !
- Bon sang Haven ! qu’est ce que tu fais ?
- HAVEN ! Réveille-toi !

La voix de Titanium-Jim CF01.
Il hurle mon nom.

Je suis en train de me battre de toutes mes forces.
Pour survivre à la force noire et obscure qui me cerne.
Je suis secouée comme un fétu de paille dans le vent.
Projetée en l’air.

Un choc.
Violent.
Qui me ramène.

- Jimmy ? Pose-moi. Tu me fais mal.

Titanium-Jim CF 01 me maintient les deux poignets enserrés dans une de ses mains.
De l’autre, il s’efforce de m’écarter des parties les plus dangereuses de son armure de glace.

- Haven ? c’est bien toi ?
- Quelle question ? Oui, bien sûr.

Il me repose à terre.
Il est tellement plus grand que moi.
Plus grand que nous tous.

Simultanément, je prends conscience de deux choses.
Titanium-Jim CF01 est torse nu.
Il est vêtu d’un pantalon noir, c’est tout.
Nous sommes dans ma chambre.

Moment de flottement…

- Haven ? tu es sûre que çà va ?
- Je ne suis pas sûre…que s’est-il passé ?

Titanium-Jim CF 01 me regarde droit dans les yeux.
Mais il a hésité une fraction de seconde.

- Jimmy, répond moi, s’il te plait. Pourquoi es-tu dans ma chambre ?
- Tu ne te souviens vraiment de rien ?
- Je me rappelle m’être couchée. J’étais épuisée. C’est tout. Pour le reste, j’ai l’impression d’avoir fait un cauchemar.
- Ce n’est pas le premier…
- Non, j’en fais souvent.
-Je sais. Ce n’est pas la première fois que je viens te voir. Jusque là, je me contentais de te parler ou de te ramener jusqu’’à ton lit.
-… ?
-…
- Et là ? que s’est-il passé ?
- Je t’ai entendu crier. Tu appelais à l’aide. Quand je suis entré, ton voile de l’ombre avait envahi la pièce.
- …et ?
- Je t’ai trouvée sous ton lit, en position fœtale. Je t’ai sortie d’en dessous.
- Jimmy ? Ce n’est pas tout. Il n’y a plus un meuble debout dans cette chambre. Et j’ai la marque de ta main autour de mes poignets…

Il a l’air si …penaud du haut de ses deux mètres et quelques.
Mais je dois savoir.
Que s’est-il passé pour qu’il en arrive à cette extrémité.

- Jimmy, s’il te plait. La suite. Je dois savoir.
- Tu m’as attaqué, avec toute ta puissance. Sans aucun contrôle C’était comme affronter un torrent de fureur et de ténèbres. J’ai du me défendre. Et essayer de ne pas te blesser.
- Je suis tellement désolée Jim…

Mais aucun de mes mots ne peux rendre compte de ce que je ressens à cet instant.
J’ai l’impression qu’une chape de plomb est tombée sur mon cœur.
J’ai froid.
Envie de vomir.
Envie de pleurer

Il me prend dans ses bras.
Il me caresse les cheveux.

- Pleurs si tu veux. Je suis là Haven. On va régler çà, je te le promets.

Il me soulève du sol et m’emmène hors de ma chambre dévastée.
Il m’allonge dans son propre lit.
Il me garde tout contre lui.
Tout contre sa peau douce et fraîche.
J’entends son cœur qui bat si lentement.
Le mien se calme enfin.
Mes sanglots s’espacent.
Je finis par m’endormir.

Un baiser effleure mon front.
Tellement doux et léger que je crois rêver.
Une trace infime de parfum.
Une main qui se referme tendrement sur la mienne.

Je me réveille.
Je suis seule.
Dans ma main, une petite boite.
Dans la boite, une chaine en or et un cristal aussi pur qu'un diamant.
Un mnémocristal, monté en pendentif.
Une phrase :


" Je prendrais toujours soin de Toi Ma Douce, où que je sois"




Il est parti.

©Cenwen 2009

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06-04-09

Chapitre 19 : Divagations d'un Clone

Chapitre_19_Divagations_d_un_clone



[Divagations d’un clone] 



De qui suis-je le double ?
Suis-je une copie fidèle ?
Suis-je une image dans le miroir ?

Mes pensées sont-elles à moi ?
Mes souvenirs sont-ils les miens ?
Et mon âme ?
A qui appartient-elle ?

Suis-je un fragment de lui ?
Est-il La lumière ?
Suis-je l’Ombre ?
Suis-je un écho ?
Une ride à la surface de l’eau ?

Qui est mon original ?
Est-il l’Unique ?
Est-il Un ?
Sommes nous deux ?
Qui voit-il dans son miroir ?

Et quand il dort, est-ce mon rêve ?
Ou le sien ?

Suis-je lui ?
Est- il moi ?
Moi ou lui ?
Lui ou moi ?
Lui/moi
Moi/lui

Image dans le miroir.

©Cenwen 2009

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24-03-09

Chapitre 18 : En guerre

Chapitre_18_en_guerre

Journal de Bord Commun


Rapport de Haven-Jane CF01



Les missions se succèdent à un rythme effréné.
Nous sommes épuisés.
La majorité d’entre nous à du mal à dormir.
Ceux qui y parviennent font des cauchemars.

Notre passage dans La Chambre a réveillé bon nombre de nos démons.
La violence et le mal que nous affrontons au quotidien nous minent.
C’est comme de vider l’océan avec une passoire.
Epuisant et stérile.

A chaque malfrat que nous abattons,
A chaque gang que nous démantelons,
A chaque psychopathe que nous arrêtons,
A chaque victime que nous découvrons,
Nous perdons un peu plus de notre âme.

Le temps n’est plus à l’entrainement.
Le temps n’est plus à la simulation.

Désormais, nous développons nos pouvoirs sur le terrain.
Notre dernière mission de protection de la banque de Faultline nous a montré notre force.
Elle nous a aussi montré nos limites, nos failles et nos manques.
La Mante, l’ennemie que nous avons affrontée cette nuit nous a tous et toutes envoyés à l’hôpital.
Nous avons fini par la neutraliser, ainsi que son gang, mais c’était limite.

Le temps n’est plus à l’enthousiasme.
Le temps n’est plus à l’insouciance.
Le temps n’est plus à l’amateurisme.

Nous sommes en guerre.

à suivre...

©Cenwen 2009

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10-03-09

Chapitre 17 : Le Rêve de Gatling-Joe CF03

Chapitre_17_gatling_Joe_CF03

A suivre ...

©Cenwen 2009

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Journal mnémosphère de Haven-Jane CF01

Fragment 6

Je suis dans ma chambre.
Dans la base de La Clone Factory Inc.
Je dors.
Pour une fois, sans rêve, sans cauchemar.

Un bruit.
A la limite de la conscience.
Un bruit.
Qui s’amplifie.

Un bruit.
Impossible à définir.
Un bruit.
Sur deux temps.

Un bruit.
De plus en plus puissant.

Un bruit.
Comme les pulsations d’un cœur gigantesque.

Ce bruit est si fort, si insistant que je finis par me lever.
Je ne suis pas la seule.
Nous sommes plusieurs à nous retrouver dans le couloir.

Le martèlement est si puissant à présent, que chaque coup fait vibrer l’air autour de nous.
L’air, les portes et le plancher, tout tremble.

- Qu’est ce qui se passe ?
- Je n’en sais rien.
- Ca vient de la chambre de Gatling-Joe CF03.

Les coups suivant sont si forts, que les lumières autour de nous vacillent.

Un coup d’œil à chacun de nous.
Je frappe, fort.
J’insiste.
Pas de réponse.
J’entre dans la chambre.

Un mince halo vert entoure le dormeur.
Gatling-Joe CF03 dort à poings fermés.
Il sourit dans son sommeil.
J’ai presque honte de ce que je vais faire.

- Joe ! Grand Frère ! réveille-toi.

Je l’appelle par son nom.
Mais rien n’y fait.
Les battements de cœur autour de nous sont tellement puissants qu’ils en deviennent douloureux.
Je le secoue, sans ménagement.
Il ouvre deux yeux ensommeillés.
Il me fixe

- J’étais si près…tu n’aurais pas du me réveiller.
- Si près de quoi Grand Frère ?

Il rejette ses couvertures.
Il regarde ses mains.
Il me les montre.
Au centre de la paume, sur chacune, il y a un cercle rouge, comme des stigmates.
Je suis médusée.

- Qu’est ce que çà veut dire ? Qu’est ce que c’était ce bruit ?
- On m’appelait…
- Qui t’appelait ?
- Tu l’ as entendu, toi aussi ?
- Nous l’avons tous entendu Joe. Cela ébranlait toute la base. Qu’est ce que c’était ?
- Un appel. On m ‘appelait et je répondais à cet appel. J’étais si près.
-Si près de quoi ?
-De tout comprendre.

23-02-09

Chapitre 16 : Apesanteur

Chapitre_16_Apesanteur

*

*

Journal Mnémosphère de Haven-Jane CF01

Fragment 5


La journée a été lourde.
La pluie, comme une promesse non tenue, tarde à tomber.

Les immeubles, le béton, l’acier et le verre ont retenu la chaleur.
La ville est une étuve.
Des rixes éclatent entre les gangs : Déviés contre Trolls, Trolls Contre Conseil, Conseil contre Tsoo, Conseil contre Déviés…

Les enfants pleurent.
Les parents s’énervent.
Les couples de disputent.

Entre mes frères et mes sœurs règne une tension palpable.
Nos petits désaccords ne sont rien.
C’est juste la pluie qui tarde à tomber.

Je me suis éloignée pour quelques heures.
Comme tout le monde, je cherche un peu de fraîcheur.
J’ai troqué mon uniforme et ma visière contre un pantalon en lin et un t-shirt.
J’ai chaussé de fines lunettes aux verres rectangulaires légèrement fumés.

Je marche, anonyme, dans ce petit parc que j’aime tant.
Nous l’avons repris il y a quelques jours aux fanatiques du Cercle des Epines.
Il n’est pas fréquenté. Il faut du temps pour que la réputation d’un lieu change.
Nos concitoyens mettront quelques temps à se le réapproprier.

Egoïstement, pour l’instant, je profite de ma solitude passagère.
Je veux être seule.
J’ai besoin d’être seule.

Un oiseau, dans le feuillage défraîchi lance un trille, sans grande conviction.
Nul congénère ne lui répond.
La pluie tarde à tomber.

Je veux être seule.
J’ai besoin d’être seule.

Je baisse la tête.
Je ferme les yeux.
J’inspire profondément.
Je me détends.
Je me concentre.
Je rentre en moi.
Je fais le vide dans mon esprit.
Je laisse mes pensées s’effilocher comme des nuages dans le vent.
Je perds conscience du flot du temps.
Je rêve. Eveillée.


Des jours et des nuits à pratiquer cet exercice.
Seule.
Cachée.
Secrète.

Mes bras s’éloignent un peu de mon corps.
Mes doigts s’écartent, légèrement.
L’air semble plus dense.
Sensation de lutter un instant contre la pesanteur.
Sensation d’être à deux endroits à la fois.
Sensation de voir par-dessus mon corps.
Courte lutte contre la panique de me sentir dissociée.

Profonde inspiration. Calme.
Sensation de flottement. Calme.
Sensation de tiraillement.

- Madame, madame !

Une petite main tire sur mon pied.
Je dégringole.
Je me retrouve assise par terre, éberluée.

Elle me regarde du haut de ses 5 ans,
Toute menue dans sa robe blanche tachée d’herbes.
Elle a les joues rouges, les yeux qui brillent de malice.
Ses cheveux sont collés à son front.
Elle a chaud.

Elle me regarde d’un air ..réprobateur ? circonspect ?
Je ne saurai dire.

- Tu sais que t’avais l’air d’un ballon ?
- C’est pour çà que tu m’a tiré sur le pied ?


Question idiote de l’adulte que je suis.
Cela ne mérite pas de réponse.

- Dis-moi, j’étais à quelle hauteur ?

Elle ne me répond toujours pas.
Elle tend son bras doré par le soleil. Son petit visage se crispe sous l’effet de la réflexion .Puis, elle se met sur la pointe des pieds, tendue à l’extrême.
Je me relève. Je lui souris.
Elle me fixe toujours de ses grands yeux et me lâche : « tu sais qu’ t’es bizarre toi ? »

- Camille, Camille où es-tu petite chipie ?
- Je suis là, M’man…
- Elle ne vous a pas dérangée au moins ?
- Non, au contraire.
- Allez Camille, viens, n’embête pas la dame, Chérie.

Elle soupire.
Ca non plus, ça ne mérite pas de réponse.
Main dans la main, je les vois s’en aller.
Je crie :

- Hé ! Camille ! Merci !

Je suis épuisée.
Vidée.
Exténuée.
J’ai réussi.
C’est un premier pas.
D’autres suivront.

La pluie tombe enfin.

*

*

à suivre...

©Cenwen 2009

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

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